La flamme de lampe à l’huile s’est éteinte,
La peau des raisins s’est couverte de rides sèches.
Le Calife, s’est endormi dans ses contes,
Son petit singe joue avec ses cheveux et sa barbe.
Rêve mon malheureux, rêve mon veinard
Te ta foi et de tes doutes,
Rêve de grâce, et de châtiment
De oasis et de la soif.
De désert et de chameau,
De richesse et de misère.
Rêve le rouet et la quenouille,
L’ordre de tapis, le chaos de toison.
Rêve-moi un cheval ailé
Rêve un âne dans un manège
Les sillons d’un labyrinthe sur tes mains
Tous les trophées et tous les pertes
Rêve les racines et les fruits juteux
Rêve les palais et les ruines
Les jours calmes, les nuits de fête
L’ombre de montagne, la lumière d’une vallée.
Dans les rêves ne te presse pas, tu as le temps
Laisse les flotter et non pas flamber
Rêve, comme on ne rêve qu’une seule fois,
Ta toute petite infinité
Et la nuit mille et unième se termine
Le chant de Shéhérazade s’est envolée déjà
On n’entend plus le rire de grillon du foyer
Une mouche morte flotte dans un verre de limonade.
Rêve mon malheureux, rêve mon veinard
Te ta foi et de tes doutes,
Rêve de grâce, et de châtiment
De oasis et de la soif.
De désert et de chameau,
De richesse et de misère.
Rêve le rouet et la quenouille,
L’ordre de tapis, le chaos de toison.
Rêve-moi un cheval ailé
Rêve un âne dans un manège
Les sillons d’un labyrinthe sur tes mains
Tous les trophées et tous les pertes
Rêve les racines et les fruits juteux
Rêve les palais et les ruines
Les jours calmes, les nuits de fête
L’ombre de montagne, la lumière d’une vallée.
Dans les rêves ne te presse pas, tu as le temps
Laisse les flotter et non pas flamber
Rêve, comme on ne rêve qu’une seule fois,
Ta toute petite infinité
- Rendons grâce au Seigneur Jésus Christ,
Mon ami m’a appris cette formule
Je pensais à une confession en forme de lettre,
Mais les mots écrits – sonnent autrement.
Ni la vanité, ni l’angoisse ne m’obligent à faire ça,
Pas plus que la curiosité, l’habitude ou l’atmosphère de ce temple.
En croyant pas en Dieu – j’ai offensé Dieu
en commettant les péchés suivantes:
J’ai admis comme un droit le fait que je vis.
Et puis j’ai pris ça comme mon propre mérite
Et – ce que n’est pas à moi – j’ai pensé que c’était à personne,
Alors j’y puisais sans compter en regardant pas la dette.
J’ai admis, que j’ai le droit de juger les hommes
Uniquement parce que j’avais cette possibilité.
En découvrant un moyen – comment réveiller les âmes
Je récoltais la moisson des consciences éveillées.
Le mal – dont je connaissais la richesse
Etait dans ma vie – comme un éperon.
La mort et la souffrance des autres – me faisait vivre.
Alors que souffrir ou mourir seul – je pouvais pas.
J’ai crée un monde – à l’image du Monde
En croyant que pour tout j’ai une réponse,
Mais je n’ai pas arraché la jatte des mains de Pilat
Et il n’a pas échappé à son martyre – l’Homme.
J’ai crû vraiment en vérité intemporelle des contes,
Qui leur ordonne d’exister – pour la morale,
Et que la vie de l’homme trouvera son explication toute seule
Et la volonté doit servir uniquement au corps.
Alors je prenais pour le bonheur immuablement
Ce qui n’était qu’une satisfaction – de soi-même.
Et même maintenant ça m’apporte un grand plaisir,
De farfouiller dans mes doutes et mes scrupules.
Et je vois, que cette confession – c’est une chanson
Et je la chante pour moi-même...
C’est un péché aussi – j’en ai oublié d’autres ,
Mais celui là pour une fois – je regrette pas!
Ils dessoûlent de leurs rêves à un pas de l’accomplissement.
A un pas de but leur propre ombre les fait fuir.
A un pas de triomphe ils baissent les têtes.
Et ils les relèvent à un pas de l’échafaud.
A un pas de la grâce ils perdent le don de la parole.
A un pas du gouffre ils forcent le pas.
A un pas de vengeance d’un coup les grands de l’esprit
A un pas de chemin ils errent dans les querelles vides.
A un pas de l’exploit ils préfèrent les phrases friables.
A un pas de demain ils pensent à hier.
A un pas de concorde l’hargne vide les ronge
A un pas de savoir ils respirent superstition.
A un pas de Dieu ils nient toute foi.
A un pas d’eux-mêmes ils ne veulent en devenir.
A un pas de la mort la vie ne leur pas chère.
A un pas de la vie ils rêvent les massacres passées.
Ils ramassent les livres à un pas du feu.
A un pas de défaite ils sont optimistes.
Et comme ça durant une heure, un jour, un mois , une année
Jusqu’à ce qu’ils le fassent, cet unique, l’inévitable pas.
Textes: Jacek Kaczmarski
Traduction: Rafal SZCZUCKI
(**)C'est
le drapeau du Tibet. Il a été interdit par l'occupant chinois. Le montrer, le
posséder vaut au Tibet plusieurs années de prison. Je tiens qu'il soit affiché
en permanence sur mon site.
Vous pouvez m'envoyer un courrier électronique à
raf.polo@gmail.com pour
toute question ou remarque concernant ce site et son contenu.
Dernière modification :
23 octobre 2006