Si ce que tu vas faire et vivre
n'est pas plus beau
que ce que tu ne fais ou ne vis pas
ne le fais pas
ne le vis pas.
(Jacques Salomé)
La paix de l'esprit s'enracine dans
l'affection et la compassion.
Cela requiert un très haut degré de sensibilité et d'émotion.
(Le XIVe dalaï-lama)
D'abord, acceptez-vous vous-même.
Quand vous ne vous acceptez pas et que vous vous imaginez être quelqu'un
d'autre,
un conflit surgit entre ce que vous croyez être et ce que vous êtes vraiment.
Il y a autant de
douleur
à se dire ou à se taire
si je ne sais comment
je suis reçu.
(Jacques Salomé)
Un pont est montré,
qui conduit le monde quotidien
des perceptions sensibles dans le temps
au royaume de la connaissance intemporelle.
(Lama Anagarika Govinda)
Chacun de nous n'est
autre qu'une manifestation de l'Impersonnel,
fondement de tout être.
La souffrance vient lorsque nous nous considérons
différent de cet Être Infini, Impersonnel.
La libération vient lorsque nous prenons conscience de notre unité
avec ce merveilleux Impersonnel.
Avoir peur de dire
je t'aime
c'est quand le doute de se sentir aimé
voisine avec le désir
d'être aimé.
(Jacques Salomé)
Afin de percevoir
l'infinie valeur de toutes choses,
nous devons accorder à la vie une attention pleine et entière.
(Jack Kornfield)
Lorsqu'un homme
commence d'avoir une vision plus vaste de son vrai moi,
quand il se rend compte qu'il est beaucoup plus qu'il ne paraît être
actuellement,
il commence à prendre conscience de sa nature morale.
Sa perspective de la vie change nécessairement,
et sa volonté prend la place de ses désirs.
Alors surgit le conflit entre notre homme inférieur et notre homme supérieur,
entre nos désirs et notre volonté,
entre notre avidité pour les objets qui intéressent nos sens,
et le but qui est au fond de notre coeur.
Ton corps
toujours me porte
je me délie de toi
et c'est le chant du jour.
(Jacques Salomé)
Notre conscience
contient tous ces rôles et bien d'autres,
le héros, l'amoureux, l'ermite et le dictateur, la femme sage et le fou.
(Jack Kornfield)
Ce que nous allons
entreprendre ensemble c'est une expédition,
un voyage de découverte dans les recoins les plus secrets de notre conscience.
Et pour une telle aventure, nous devons partir léger,
nous ne pouvons pas nous encombrer d'opinions, de préjugés, de conclusions :
de tout ce vieux mobilier que nous avons collectionné pendant deux mille ans et
plus.
Oubliez tout ce que vous savez à votre propre sujet;
oubliez tout ce que vous avez pensé de vous-même ;
nous allons partir comme si nous ne savions rien.
En inventant cet
amour-là
l'un puis l'autre
nous fûmes plus éternels
que de coutume.
(Jacques Salomé)
Ne prenez pas à la
légère
Les plus petits actes de bien.
Les gouttes d'eau en s'ajoutant
Remplissent une immense jarre.
(Patrul Rinpotché cité par Joseph Goldstein)
Quel est objet du yoga
? La libération.
La libération de quoi ?
La libération de nos imperfections, la libération de la souffrance de la vie.
Pourquoi sommes-nous malheureux ?
Nous sommes malheureux parce que nous sommes asservi.
En quoi consiste l'asservissement ?
L'asservissement tient de la nature.
Qui nous asservit ?
Nous, nous-même.
Pour te rejoindre un
moment
au plus proche de toi
dans le vivant de tes yeux
dans la caresse de tes mains
dans l'infini de ta respiration
dans l'ondulance de ton corps.
(Jacques Salomé)
Nous sommes le résultat
d'un très grand nombre d'actes libres
dont nous sommes les seuls responsables.
(Matthieu Ricard / Trinh Xuan Thuan)
La seule méthode,
pour accéder à la connaissance,
est la concentration sur le physique, le mental et le spirituel.
La concentration sur les pouvoirs de l'esprit
pour découvrir l'unité dans la diversité
s'appelle la connaissance.
Tout ce qui participe à l'unité est moral,
tout ce qui participe à la diversité est immoral.
Ma vie n'est pas
derrière moi
ni devant
elle est ici et maintenant
elle est au dedans.
(Jacques Salomé)
Les actes prennent un
tour positif ou négatif selon l'intention qui les sous-tend,
tout comme le cristal réfracte la couleur du support qu'on lui donne.
(Dilgo Khyentsé Rinpotché)
Le yoga vise à se
libérer de la confusion de l'esprit.
La première étape consiste à se livrer à l'introspection
pour appréhender les obstacles qui doivent être surmontés à l'intérieur de soi.
Le yoga s'attache à affaiblir les entraves
qui obstruent la connaissance de l'âme.
Elles sont au nombre de cinq :
ignorance, égoïsme, attachement, aversion et ténacité.
J'ai voulu te retenir
un instant
pour puiser la force
de te laisser aller.
(Jacques Salomé)
Mieux nous comprendrons
la nature de l'esprit,
plus nous pénétrerons profondément l'enchaînement inéluctable des causes
et des effets qu'est le karma. Cette compréhension permet,
d'une part, d'éviter ou de réduire les actes négatifs qui nuisent à autrui
et à nous-même ainsi que les souffrances qu'ils causent
et, d'autre part, de cultiver et d'amplifier les actes positifs
dont les résultats sont bienfaisants et heureux.
(Kalou Rinpotché)
La question de savoir
s'il existe un Dieu, une Vérité, une Réalité
(selon le nom que nous voulons lui donner)
ne peut jamais trouver de réponse dans les livres,
chez des prêtres, des philosophes, ou des Sauveurs.
Personne et rien ne peur répondre à cette question si ce n'est vous-même,
et c'est pour cela que la connaissance de soi est nécessaire.
Manquer de maturité c'est manquer de se connaître.
Se connaître est le début de la sagesse.
Quand tu m'offres le
sourire d'un regard
je deviens le plus beau sourire du monde,
le regard le plus large,
l'attente la plus profonde,
la certitude la plus étonnée.
(Jacques Salomé)
Ce n'est qu'au prix
d'un entraînement constant
que notre pratique se stabilisera et que nous pourrons tenir tête
à nos tendances négatives avec intrépidité.
(Dilgo Khyentsé Rinpotché)
La connaissance dissipe
toute souffrance.
La connaissance libère.
Quelle connaissance ?
La chimie ? La physique ? L'astronomie ? La géologie ?
Elles nous aident un peu, un peu seulement.
La véritable connaissance est celle de notre nature.
CONNAIS-TOI TOI-MÊME.
Tu dois savoir qui tu es, connaître ta nature profonde.
Tu dois devenir conscient de cette nature infinie en toi.
Alors tu rompras tes liens.
La tendresse ne comble
jamais un vide,
elle rejoint le germe d'un plein
et s'agrandit ainsi pour nourrir
l'instant d'une rencontre.
(Jacques Salomé)
L'univers entier est
lié par la loi de causalité.
Il n'est pas une seule chose, un seul fait
- dans le monde intérieur comme dans le monde extérieur -,
qui n'ait une cause ;
et chaque cause doit produire un effet.
Nos actes, nos paroles
et nos pensées déterminent notre karma,
autrement dit, le bonheur et la souffrance qui seront notre lot.
(Dilgo Khyentsé Rinpotché)
Je suis imparfait et
veux être parfait
cette volonté à elle seule est le point de départ de ma non-violence.
L'imparfait devient parfait lorsqu'il cesse d'être,
et ce qui n'existe pas vient à l'existence.
Il y a tant d'indicible
dans l'amour
qu'il est urgent de dire le dicible.
(Jacques Salomé)
Nous sommes tous
esclaves de nos actes :
pourquoi en vouloir à d'autres ?
(Shantideva)
L'homme a accepté que
l'état de conflit
soit une partie intégrante de l'existence quotidienne,
car il a admis que la compétition, la jalousie, l'avidité, le désir de posséder,
l'agressivité
soient un mode de vie naturel.
Nous prendrons
conscience que les distractions
et les soucis mondains nous retiennent prisonniers dans le samsara,
et nous éprouverons le désir intense de nous libérer.
Pour l'heure, nous nous trouvons effectivement à la croisée de deux chemins,
dont l'un connaît à la libération et l'autre aux destinées inférieures du
samsara.
(Dilgo Khyentsé Rinpotché)
J'essaie de voir la
violence en tant que fait, non en tant qu'idée :
en tant qu'elle existe dans l'être humain,
et en tant que cet être est moi-même.
Je dois être dans un état d'esprit
qui me pousserait jusqu'à l'extrême limite de ma recherche,
sans m'arrêter à aucune étape en la jugeant suffisante.
Il doit m'apparaître avec évidence, maintenant,
que je suis un être humain violent.
Pour conquérir sa
liberté
le tout n'est pas d'atteindre l'Amérique
mais d'oser quitter l'Espagne.
(Jacques Salomé)
Lorsque nous nous
sentons responsable, concerné, engagé,
cela nous amène à ressentir une profonde émotion, un grand courage.
(Le XIVe dalaï-lama)
Vivez votre propre vie.
C'est à dire là où vous êtes,
tel que vous êtes,
avec ce que vous êtes,
avec qui vous êtes...
Prenez appui sur la situation dans laquelle vous vous trouvez
et essayez, en même temps, de vous y adapter.
Vous ne pouvez pas y échapper.
Faire rire l'instant
pour te rejoindre
là où tu es.
(Jacques Salomé)
Chacun est le maître de
son destin,
c'est à nous de créer les causes du bonheur.
Il en va de notre responsabilité et de celle de personne d'autre.
(Le XIVe dalaï-lama)
Ce sentiment de devoir
comprendre la violence en moi
engendre une immense vitalité, une passion de savoir.
Mais pour aller au-delà de la violence,
je ne dois ni la refouler, ni la nier, ni me dire :
ELLE FAIT PARTIE DE MOI, JE N'Y PEUX RIEN ou JE VEUX LA REJETER.
Je dois la regarder, l'étudier, entrer dans son intimité et,
à cet effet, je ne dois ni la condamner ni la justifier.
C'est pourtant ce que nous faisons.
Je vous demande donc de suspendre, pour l'instant, vos jugements à son sujet.
Il y a des paroles qui
savent écouter
et même des paroles ouvertes
qui permettent de s'entendre soi-même.
(Jacques Salomé)
Le bonheur est le
résultat d'un mûrissement intérieur.
Il dépend de nous seul au prix d'un travail patient, poursuivi de jour en jour.
Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps.
A long terme, le bonheur et le malheur sont donc une manière d'être
ou un art de vivre.
(Matthieu Ricard)
Toute la responsabilité
du bien et du mal repose sur toi.
C'est une grande source d'espérance.
Ce que tu as fait, tu peux le défaire.
Il faut se
fréquenter... soi-même
assidûment
pour se rencontrer
pour se découvrir
pour s'aimer, enfin.
(Jacques Salomé)
Je suis moi.
L'autre est simplement un autre.
Je suis ce que je suis.
Si je suis un démon, très bien je suis un démon.
C'est de là que je vais partir. Point final.
La communication intime
sert à dire à l'autre
ce que je découvre
et à me dire à moi-même
ce que je ne sais pas encore
et que je vais enfin entendre,
justement en le disant.
(Jacques Salomé)
S'il y a des obstacles,
ce n'est pas l'infini,
Si cela se compte, il ne s'agit pas d'étoiles,
Si cela tremble ou s'agite, ce n'est pas une montagne,
Si cela croît et décroît, ce n'est pas un océan,
Si cela passe sous les ponts, ce n'est pas une rivière,
Si cela se capture, ce n'est pas un arc-en-ciel.
Voilà les paraboles de six perceptions extérieures.
(Milarepa)
Non seulement
devons-nous prendre conscience de la nature
et de la structure d'un problème, et le voir complètement,
mais nous devons l'affronter dès qu'il apparaît et le résoudre immédiatement
afin qu'il ne s'enracine dans notre esprit.
Si nous permettons à un problème de durer un mois, un jour, ou même quelques
minutes,
il déforme l'esprit.
(Krishnamurti)
... et si nous le laissons durer pendant des années, avons-nous
n'est ce que une petite chance de s'en défaire ? J'espère que oui.
La vie n'est pas
ailleurs
elle est là, vivante
dans la palpitation du présent
dans l'élan du moment
dans le mouvement de l'instant.
(Jacques Salomé)
Si nous savions que, ce
soir, nous allions devenir aveugles,
nous jetterions alors un regard nostalgique, un vrai dernier regard
à chaque brin d'herbe, à chaque formation de nuages, à chaque grain de
poussière,
à chaque arc-en-ciel, à chaque goutte de pluie - à tout.
(Pema Chödrön)
Ce n'est que lorsque
nous accordons une attention totale à un problème,
et que nous le résolvons immédiatement,
sans le prolonger jusqu'au lendemain,
ni même jusqu'à la minute qui suit,
que nous nous trouvons dans un état de solitude.
Il est très important d'avoir cette solitude et cet espace intérieurs,
car cela comporte une liberté d'être, d'aller, de fonctionner, de s'envoler.
Ma souffrance n'est pas
de te perdre
elle est dans la nostalgie
de n'avoir pas su te rencontrer
aux mille détours de notre vie commune.
(Jacques Salomé)
Le toucher est le
véhicule du réconfort mutuel :
ce sont d'abord les étreintes ou les poignées de main.
(Pensée citée par le XIVe dalaï-lama)
L'état d'une conscience
si totalement présente
est semblable à celui où nous nous trouverions
en vivant avec un serpent dans la chambre :
nous observerions tous ses mouvements,
nous serions très, très sensible au moindre bruit qu'il ferait.
Un tel état d'attention est une plénitude d'énergie
où la totalité de nous-même se révèle en un instant.
La naissance
c'est faire entrer une parole vivante
dans un corps inachevé.
(Jacques Salomé)
Les choses les plus
importantes de notre vie ne sont pas extraordinaires ou grandioses.
Ce sont les moments où nous nous sentons touchés l'un par l'autre.
(Jack Kornfield)
Voir ce qui est
ici et maintenant,
c'est cela la contemplation.
Ce n'est pas ce qui est
obtenu
qui est parfois le plus important
c'est tout le possible en éveil.
(Jacques Salomé)
Le corps et la parole
ont une grande importance :
c'est en s'appuyant sur eux que la réalisation spirituelle peut se développer.
Nous pourrions dire que le corps et la parole
sont en quelque sorte les serviteurs de l'esprit.
(Kalou Rinpotché)
Vivre dans le présent,
complètement, totalement,
c'est vivre avec ce qui EST, avec l'actuel,
sans le condamner ni le justifier.
Tout problème vu dans cette clarté est résolu.
Communiquer pour rester
ouvert
aux possibles de l'autre
et demeurer en attente
sur ses mystères.
(Jacques Salomé)
Les paroles agressives
heurtent et blessent autrui.
Elles peuvent être jetées à la face d'un interlocuteur, mêlées à des
plaisanteries,
ou même consister à mentionner directement leurs défauts à des amis.
Le résultat de cet acte est un environnement brûlant, aride et épineux.
(Kalou Rinpotché)
La vie est une
aspiration à la perfection, à l'accomplissement de soi.
Il ne faut pas abaisser cet idéal à cause de nos faiblesses ou de nos
imperfections.
J'ai oublié trop
souvent
d'arrêter le temps vorace
pour prolonger la source de tes baisers
jusqu'à l'horizon d'un océan.
(Jacques Salomé)
... c'est aujourd'hui que le cercle se ferme. Toute une année à
partager avec vous ces pensées quotidiennes. J'ai commencé ce petit journal la
veille de mon anniversaire, c'est à dire le
28 mars de l'année dernière. Et aujourd'hui c'est le jour du bilan. Et je
vois que les pensées du jour me prêtent une main forte pour ce bilan.
D'abord Jacques Salomé. Pourquoi lui ? J'aurais pu en choisir un
autre. Peut être parce que je le connais depuis très très longtemps et il m'a
été toujours un soutien infaillible dans ma vie et mes amours tumultueux. Pour
ceux d'entre vous qui ont suivi un peu l'évolution de mes commentaires durant
cette année écoulée, il n'a sûrement pas échappé que c'était une année assez
importante de ce point de vue. Et je dois constater, que je n'ai pas réussi
"d'arrêter le temps vorace". Est-ce un échec pour autant ? Je ne sais pas.
Je n'ai peut être pas retrouvé l'amour et je dois continuer à chercher. Mais
j'ai compris pas mal de choses et je me suis surtout libéré (ou presque) d'un
amour toxique qui me dévorait carrément la vie. Et ceci grâce en parte à
certains d'autre vous qui n'ont pas hésité à me contacter soit pour me soutenir,
soit pour me remettre sur les bons rails. Pour tous ceux qui ont eu le coeur de
me parler : Merci !
Malheureusement nous ne
reconnaissons pas la nature vide des paroles
et nous nous fixons sur elles comme si elles étaient quelque chose de réel.
C'est ainsi que les paroles agréables nous contentent,
alors que des paroles désagréables nous contrarient et nous mettent en colère.
Ces réactions sont un signe de ce que nous croyons à la réalité des paroles.
(Kalou Rinpotché)
... un autre aspect de ce journal ce sont les pensées venant de
deux philosophies orientales majeures : bouddhique et hindoue. Je l'ai répété
plusieurs fois au cours de cette année, mais je peux le faire aussi le jour du
bilan : Je na fais pas de prosélytisme d'aucune de ces religions. Je ne suis pas
moi même un homme de religion. Je cherche des réponses à certains interrogations
fondamentales sur la vie, les notions de bien et du mal... Je cherche. J'étais
élevé dans une famille chrétienne, mais je ne peux pas dire que je le suis
aussi. Mais je peux respecter certains de leurs valeurs tout en étant critique
sur d'autres. C'est la même chose avec la pensée orientale. Les pensées que vous
pouvez lire sur ces pages ne sont pas le miroir de ma pensée à moi. Parfois
elles sont proches, parfois elles m'incitent à une polémique intérieure entre ce
que je lis et ce que je crois vrai. C'est plutôt une invitation à une
réflexion personnelle, la mienne et la votre, en se basant sur ces paroles. Mais
il ne faut pas oublier que ce ne sont que des paroles, parfois très belles et
souvent très convaincantes, mais il restent les paroles seulement. Ce n'est pas
la vérité. Quand je jette mon regard par la fenêtre, je vois dehors la
nature qui commence à se réveiller après un long hiver. Les premiers boutons
commencent à s'ouvrir sur les branches du prunus. Je vois quelques feuilles
montrer timidement un peu de verdure dans le gris dominant. Ces pensées sont
comme cette fenêtre par laquelle je regarde. Elles m'invitent à observer ma
propre nature pour la connaître un peu mieux. Les paroles.
Qu'est-ce que le
changement ?
Une forme qui apparaît, une autre disparaît.
Pouvons nous dire que le papillon était une chenille ?
Une substance dans la chenille prend la forme du papillon.
(Svami Prajnanpad)
... et alors, le changement ? Est-ce que la chenille s'est
transformée en papillon ? Suis-je le même qu'il y a un an ou suis-je changé. Je
crois que les deux à la fois. Exactement comme le dit la pensée du jour. Nous
sommes à la fois les mêmes personnes, avec le même nom, prénom, corps, sourire,
yeux, mais nous ne sommes pas tout à fait les mêmes. Et je ne parle pas ici du
fait que nous sommes un an plus vieux qu'il y a un an. Mais je ne peux pas dire
que je pense exactement la même chose qu'il y a un an, que j'aime de la même
façon et les mêmes personnes. Il y a des personnes que je ne connaissais pas
encore il y a un an et qui sont devenues très proches. Il y en a d'autres que je
croyais amis et qui se sont éloignées. Il y a des personnes que je croyais aimer
et aujourd'hui je crois plutôt que c'était du temps et de l'énergie foutue en
l'air. Mais j'ai pu me ressourcer dans l'énergie des personnes qui en avaient à
me donner généreusement. Et j,ai pu aussi en donner un peu à mon tour. Quel sera
alors le bilan de changement dans un an. On verra. Dans un an.
Je vais continuer ce journal. Je ne sais pas encore sous quelle
forme. Je crois que je vais rajouter de temps en temps un commentaire le jour où
j'ai quelque chose à partager.
Pouvoir te dire
le manque et le plein de toi
sans t'envahir
(Jacques Salomé)
Ne pas causer de tort
demande que nous demeurions éveillé.
Cela suppose, entre autres, de ralentir suffisamment
pour remarquer ce que nous disons et faisons.
Plus nous observons nos réactions émotionnelles en chaîne
et comprenons leur fonctionnement, plus il nous est facile de nous abstenir.
Rester éveillé, ralentir et remarquer ce qui se passe devient alors un mode de
vie.
(Pema Chödrön)
Nous ne sommes jamais
seul
tant que nous sommes rempli de souvenirs,
des conditionnements, des soliloques du passé:
les déchets accumulés du passé encombrent les esprits.
Pour être seul nous devons mourir au passé.
Lorsque nous sommes seul, totalement seul,
nous n'appartenons ni à une famille, ni à une nation, ni à une culture, ni à tel
continent:
nous nous sentons un étranger.
L'homme qui, de la sorte, est complètement seul, est innocent
et c'est cette innocence qui le délivre de la douleur.
J'aimerais que mes
seules pensées
te lavent de tes fatigues
et dissipent tes inquiétudes.
C'est ma façon à moi
de m'occuper de toi.
(Jacques Salomé)
Quand on veut bouger ou
parler, il faut d'abord examiner son esprit,
le mettre en état de stabilité, puis agir comme il se doit.
(Shantideva)
La vie s'apparente à un
jardin.
Les feuilles flétrissent et les fleurs se fanent naturellement.
C'est seulement si nous éliminons les déchets
que nous profiterons pleinement de la beauté des nouvelles feuilles et fleurs.
De même nous devons éliminer de notre esprit
les expériences mauvaises, sombres
du passé.
Vivre c'est se souvenir d'oublier.
Pardonne ce qui doit être pardonné.
Oublie ce qui doit être oublié.
Embrasse la vie avec une vigueur renouvelée...
Nous devions pouvoir accueillir chaque instant de la vie avec un regard neuf,
telle une fleur fraîchement éclose.
(Mata Amritanandamayi)
Que puissé-je ajouter à ceux voeux pour ce jour particulier pour
moi.
Un refrain de Jacek Kaczmarski:
Rêve mon malheureux, rêve mon veinard
Te ta foi et de tes doutes,
Rêve de grâce, et de châtiment
De oasis et de la soif.
De désert et de chameau,
De richesse et de misère.
Rêve le rouet et la quenouille,
L’ordre de tapis, le chaos de toison.
Rêve-moi un cheval ailé
Rêve un âne dans un manège
Les sillons d’un labyrinthe sur tes mains
Tous les trophées et tous les pertes
Rêve les racines et les fruits juteux
Rêve les palais et les ruines
Les jours calmes, les nuits de fête
L’ombre de montagne, la lumière d’une vallée.
Dans les rêves ne te presse pas, tu as le temps
Laisse les flotter et non pas flamber
Rêve, comme on ne rêve qu’une seule fois,
Ta toute petite infinité
La vie s'exprime sans mot
mais elle fait exister ce qu'elle dit
(Jacques Salomé)
Parmi les dix actes vertueux dont parle
le bouddhisme,
quatre sont verbaux: ne pas mentir, ne pas calomnier, ne pas proférer
des paroles injurieuses et éviter les bavardages frivoles.
(le XIVe
dalaï-lama)
Nous préférons nous accrocher au connu
plutôt que de l'affronter l'inconnu,
le connu étant notre maison, nos meubles, notre famille, notre travail,
ainsi que notre caractère, notre savoir, notre célébrité, notre solitude, nos
dieux.
En somme, le connu est petite entité qui tourne incessamment autour d'elle-même,
dans les limites de son existence amère.
(**)C'est
le drapeau du Tibet. Il a été interdit par l'occupant chinois. Le montrer, le
posséder vaut au Tibet plusieurs années de prison. Je tiens qu'il soit affiché
en permanence sur mon site.
Vous pouvez m'envoyer un courrier électronique à
raf.polo@gmail.com pour
toute question ou remarque concernant ce site et son contenu.
Dernière modification :
23 octobre 2006